Avertissement : mise à jour du 16 octobre 2026, les principaux candidats sont déclarés (voir « Qui est candidat ? » sur la page d'accueil), mais aucun n'a encore publié de programme 2027 complet (celui de La France insoumise est annoncé pour les 6 et 7 novembre 2026) et Raphaël Glucksmann (Place publique) a été désigné candidat de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour de la primaire « Choisir 2027 » (11 octobre 2026). Positions basées sur programmes européens 2024, déclarations 2025-2026.
Europe & International · Europe et Affaires étrangères
Union européenne / Souveraineté
Ce que promettent les programmes
7 positions comparées.
- RN
- LFI/NFP
- PS (Glucksmann)
- Bloc central
- LR
- EELV
- Reconquête
Ce que permet la réalité
- 3Sous conditions
- 1Incompatible
- 3Non chiffrable
Risque économique élevé pour 1 position sur 7.
Positions par parti
Comment lire les tampons et les jauges
- Réalisablefaisable dans le cadre légal actuel
- Sous conditionsréforme ou vote budgétaire difficile
- Incompatiblecontraire à un texte UE ou déjà censuré
- Non chiffrabledonnées insuffisantes pour trancher
- Faible (risque économique)coût limité ou financement crédible
- Modéré (risque économique)coût significatif, partiellement chiffré
- Élevé (risque économique)coût très important ou non financé
Ces deux indicateurs sont établis à partir des seuls faits sourcés dans la fiche (contraintes budgétaires, textes européens, fact-checking). Ce ne sont pas des jugements de valeur sur les partis.
PS (Glucksmann)
- Position sur les traités
- « Grand traité de réunification » à horizon 2030
- « Désobéissance »
- Aucune, réforme par voie légale
- Euro
- Pro-euro
- Réforme institutionnelle
- Fin du droit de veto (PESC, défense, fiscalité)
Sous conditions
Risque économiqueFaible (risque économique)LR
- Position sur les traités
- Pas de renégociation, respect subsidiarité
- « Désobéissance »
- Aucune, lutte via voie réglementaire
- Euro
- Non trouvé
- Réforme institutionnelle
- Renforcement subsidiarité, clauses miroirs
Non chiffrable
Risque économiqueFaible (risque économique)Reconquête
- Position sur les traités
- Refus de tout nouveau transfert de compétences
- « Désobéissance »
- Suppression Commission (nécessiterait unanimité des 27)
- Euro
- Non trouvé
- Réforme institutionnelle
- Fin libre circulation non-Européens
Non chiffrable
Risque économiqueFaible (risque économique)RN
- Position sur les traités
- Primauté de la Constitution sur les juges européens, référendum évoqué
- « Désobéissance »
- « Stratégie tricolore » (accepté/conditionnel/rejeté)
- Euro
- Frexit abandonné depuis 2017 ; réduire de moitié la contribution UE (Bardella, 2026)
- Réforme institutionnelle
- « Alliance européenne des nations », Commission réduite à secrétariat
Sous conditions
Risque économiqueModéré (risque économique)EELV
- Position sur les traités
- Fédéralisme assumé, assemblée constituante
- « Désobéissance »
- Aucune (veut renforcer le droit UE)
- Euro
- Non trouvé
- Réforme institutionnelle
- Suppression unanimité, droit d'initiative eurodéputés
Non chiffrable
Risque économiqueFaible (risque économique)LFI/NFP
- Position sur les traités
- « Plan A » : renégociation, référendum sur tout accord
- « Désobéissance »
- Désobéissance assumée (Plan B) sur PSC, concurrence, marché énergie, PAC
- Euro
- Position non explicite dans le programme 2025 (ambiguïté documentée depuis 2022)
- Réforme institutionnelle
- Majorité qualifiée fiscalité, harmonisation sociale (NFP 2024)
Incompatible
Risque économiqueÉlevé (risque économique)Bloc central
- Position sur les traités
- Pas de remise en cause des traités
- « Désobéissance »
- Aucune
- Euro
- Pro-euro
- Réforme institutionnelle
- Suppression unanimité (sanctions, État de droit, fiscalité)
Sous conditions
Risque économiqueFaible (risque économique)Faites glisser le tableau vers la droite pour voir toutes les colonnes →
| Parti | Position sur les traités | « Désobéissance » | Euro | Réforme institutionnelle | Réalisable | Risque économique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN | Primauté de la Constitution sur les juges européens, référendum évoqué | « Stratégie tricolore » (accepté/conditionnel/rejeté) | Frexit abandonné depuis 2017 ; réduire de moitié la contribution UE (Bardella, 2026) | « Alliance européenne des nations », Commission réduite à secrétariat | Sous conditions | Modéré (risque économique) |
| LFI/NFP | « Plan A » : renégociation, référendum sur tout accord | Désobéissance assumée (Plan B) sur PSC, concurrence, marché énergie, PAC | Position non explicite dans le programme 2025 (ambiguïté documentée depuis 2022) | Majorité qualifiée fiscalité, harmonisation sociale (NFP 2024) | Incompatible | Élevé (risque économique) |
| PS (Glucksmann) | « Grand traité de réunification » à horizon 2030 | Aucune, réforme par voie légale | Pro-euro | Fin du droit de veto (PESC, défense, fiscalité) | Sous conditions | Faible (risque économique) |
| Bloc central | Pas de remise en cause des traités | Aucune | Pro-euro | Suppression unanimité (sanctions, État de droit, fiscalité) | Sous conditions | Faible (risque économique) |
| LR | Pas de renégociation, respect subsidiarité | Aucune, lutte via voie réglementaire | Non trouvé | Renforcement subsidiarité, clauses miroirs | Non chiffrable | Faible (risque économique) |
| EELV | Fédéralisme assumé, assemblée constituante | Aucune (veut renforcer le droit UE) | Non trouvé | Suppression unanimité, droit d'initiative eurodéputés | Non chiffrable | Faible (risque économique) |
| Reconquête | Refus de tout nouveau transfert de compétences | Suppression Commission (nécessiterait unanimité des 27) | Non trouvé | Fin libre circulation non-Européens | Non chiffrable | Faible (risque économique) |
Le dossier complet
2. Implications juridiques d'une sortie de l'euro ou désobéissance
Sortie de l'euro
- Le TFUE (art.126 + protocole n°12) organise la procédure de déficit excessif mais ne prévoit aucune procédure de sortie volontaire de la zone euro pour un État restant membre de l'UE.
- Seule voie organisée : article 50 TUE (retrait complet de l'UE, précédent Brexit). Sortir seulement de l'euro sans sortir de l'UE n'a pas de base juridique explicite.
Désobéissance aux règles UE
- Principe de primauté du droit de l'Union (arrêt Costa c. ENEL, 1964). Un État qui n'applique pas unilatéralement une règle UE s'expose à une procédure en manquement pouvant aboutir à des sanctions financières.
- Les recommandations de la procédure de déficit excessif (art.126 TFUE) ne sont pas contraignantes en tant que telles, mais la persistance expose aux amendes du Pacte de stabilité.
3. Chiffrages et analyses indépendantes
Institut Montaigne — seule étude chiffrée indépendante identifiée :
- Impact PIB : -2,3% court terme (~49 Md€), -9% à long terme (fourchette -4% à -13% selon scénarios).
- Dévaluation d'un « nouveau franc » : 15% court terme, 20% long terme.
- Emplois : possiblement >500 000 emplois détruits à long terme.
- L'institut reconnaît lui-même : « le chiffrage de cette mesure est peu fiable du fait de la complexité des phénomènes économiques en œuvre » — à présenter avec cette réserve, et avec mention de son positionnement libéral.
Cour des comptes/France Stratégie : aucun rapport dédié au chiffrage d'une sortie de l'euro identifié.
4. Fact-checking
- European Newsroom (AFP) : des publications trompeuses exagèrent la popularité du Frexit en France.
- Les Décodeurs de l'Europe (Commission/Le Monde) : dispositif généraliste existant, mais aucun article précis daté 2026-2027 sur les promesses de sortie de l'euro identifié dans cette recherche.
- Limite : couverture fact-checking incomplète — recommandé de consulter directement lemonde.fr/les-decodeurs, checknews.liberation.fr, factuel.afp.com avant publication.