Avertissement : mise à jour du 16 octobre 2026, les principaux candidats sont déclarés (voir « Qui est candidat ? » sur la page d'accueil), mais aucun n'a encore publié de programme 2027 complet (celui de La France insoumise est annoncé pour les 6 et 7 novembre 2026) et Raphaël Glucksmann (Place publique) a été désigné candidat de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour de la primaire « Choisir 2027 » (11 octobre 2026). Positions basées sur programmes 2022, actualisées par déclarations/votes récents.
Régalien · Intérieur, Justice, Armées
Institutions / Démocratie
Ce que promettent les programmes
7 positions comparées.
- RN
- LFI/NFP
- PS
- Bloc central
- LR
- EELV
- Reconquête
Ce que permet la réalité
- 7Sous conditions
Positions par parti
Comment lire les tampons et les jauges
- Réalisablefaisable dans le cadre légal actuel
- Sous conditionsréforme ou vote budgétaire difficile
- Incompatiblecontraire à un texte UE ou déjà censuré
- Non chiffrabledonnées insuffisantes pour trancher
- Faible (risque économique)coût limité ou financement crédible
- Modéré (risque économique)coût significatif, partiellement chiffré
- Élevé (risque économique)coût très important ou non financé
Ces deux indicateurs sont établis à partir des seuls faits sourcés dans la fiche (contraintes budgétaires, textes européens, fact-checking). Ce ne sont pas des jugements de valeur sur les partis.
RN
- Référendum/RIC
- RIC législatif constitutionnalisé, opposé au RIC constitutionnel
- Proportionnelle
- Favorable, toutes élections
- Cumul des mandats
- Non retrouvé
- VIe République
- Non revendiquée
Sous conditions
Risque économiqueFaible (risque économique)PS
- Référendum/RIC
- Assouplissement RIP existant
- Proportionnelle
- Favorable, scrutin mixte
- Cumul des mandats
- Non précisé
- VIe République
- Boris Vallaud (03/07/2026) : régime « primo-ministériel », pas de rupture de numéro
Sous conditions
Risque économiqueFaible (risque économique)Reconquête
- Référendum/RIC
- Référendum présidentiel obligatoire (pas RIC)
- Proportionnelle
- Opposé (risque ingouvernabilité)
- Cumul des mandats
- Veut revenir sur le non-cumul
- VIe République
- Non revendiquée
Sous conditions
Risque économiqueModéré (risque économique)EELV
- Référendum/RIC
- Favorable RIC, démocratie directe
- Proportionnelle
- Favorable
- Cumul des mandats
- Interdiction du cumul, limitation renouvellement
- VIe République
- Oui : VIe République fédérale/parlementaire/régionalisée
Sous conditions
Risque économiqueModéré (risque économique)Bloc central
- Référendum/RIC
- Macron opposé au RIC (2022), Bayrou porteur d'une dose de proportionnelle
- Proportionnelle
- Divisé (Bayrou favorable, Horizons réservé)
- Cumul des mandats
- Horizons pousse un assouplissement (rejeté commission mars 2024)
- VIe République
- Non revendiquée
Sous conditions
Risque économiqueFaible (risque économique)LR
- Référendum/RIC
- Retailleau : référendums ciblés (immigration/justice) ; LR porte simplification RIP
- Proportionnelle
- Officiellement opposé (01/07/2025)
- Cumul des mandats
- Veut abroger l'interdiction de 2014
- VIe République
- Non revendiquée, défend la Ve République
Sous conditions
Risque économiqueModéré (risque économique)LFI/NFP
- Référendum/RIC
- RIC dans ses 4 formes (dont constituant), Assemblée constituante
- Proportionnelle
- Favorable
- Cumul des mandats
- Non-cumul renforcé
- VIe République
- Oui, axe central : VIe République parlementaire
Sous conditions
Risque économiqueModéré (risque économique)Faites glisser le tableau vers la droite pour voir toutes les colonnes →
| Parti | Référendum/RIC | Proportionnelle | Cumul des mandats | VIe République | Réalisable | Risque économique |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN | RIC législatif constitutionnalisé, opposé au RIC constitutionnel | Favorable, toutes élections | Non retrouvé | Non revendiquée | Sous conditions | Faible (risque économique) |
| LFI/NFP | RIC dans ses 4 formes (dont constituant), Assemblée constituante | Favorable | Non-cumul renforcé | Oui, axe central : VIe République parlementaire | Sous conditions | Modéré (risque économique) |
| PS | Assouplissement RIP existant | Favorable, scrutin mixte | Non précisé | Boris Vallaud (03/07/2026) : régime « primo-ministériel », pas de rupture de numéro | Sous conditions | Faible (risque économique) |
| Bloc central | Macron opposé au RIC (2022), Bayrou porteur d'une dose de proportionnelle | Divisé (Bayrou favorable, Horizons réservé) | Horizons pousse un assouplissement (rejeté commission mars 2024) | Non revendiquée | Sous conditions | Faible (risque économique) |
| LR | Retailleau : référendums ciblés (immigration/justice) ; LR porte simplification RIP | Officiellement opposé (01/07/2025) | Veut abroger l'interdiction de 2014 | Non revendiquée, défend la Ve République | Sous conditions | Modéré (risque économique) |
| EELV | Favorable RIC, démocratie directe | Favorable | Interdiction du cumul, limitation renouvellement | Oui : VIe République fédérale/parlementaire/régionalisée | Sous conditions | Modéré (risque économique) |
| Reconquête | Référendum présidentiel obligatoire (pas RIC) | Opposé (risque ingouvernabilité) | Veut revenir sur le non-cumul | Non revendiquée | Sous conditions | Modéré (risque économique) |
Le dossier complet
2. Contraintes juridiques françaises
- Article 89 : révision d'origine parlementaire → référendum obligatoire après vote identique des 2 chambres. Révision d'origine présidentielle → référendum OU Congrès (3/5e des suffrages exprimés). Le Sénat dispose d'un droit de veto de fait (accord requis en termes identiques). « La forme républicaine du gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision ».
- Précédent de 1962 : de Gaulle a utilisé l'article 11 (référendum législatif) pour contourner l'article 89 (élection présidentielle au suffrage universel direct). Le Conseil d'État s'y était opposé, le Conseil constitutionnel s'est déclaré incompétent pour contrôler une loi référendaire. Précédent toujours invoqué pour discuter de la solidité d'un contournement de l'article 89 — pertinent pour toute promesse de « VIe République par référendum ».
- RIP (référendum d'initiative partagée) : créé en 2008, en vigueur 2015. Seuils : 1/5e des parlementaires (185/925) + 1/10e des électeurs (~4,7-4,9M signatures) en 9 mois. Aucun n'a jamais atteint le seuil requis : la seule procédure allée jusqu'au recueil des soutiens (privatisation d'Aéroports de Paris, 2019-2020) a réuni 1 093 030 soutiens sur 4 717 396 requis (décision du Conseil constitutionnel n° 2019-1-9 RIP du 18/06/2020). Groupe de travail Sénat (07/05/2024) propose d'abaisser le seuil citoyen à 1/20e (~2,4M).
- Cumul des mandats : lois du 14/02/2014 interdisent le cumul d'un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale.
3. Contraintes UE — influence quasi nulle
Principe d'autonomie institutionnelle et procédurale des États membres : chaque État choisit librement son organisation institutionnelle (mode de scrutin, cumul, nombre de Républiques, RIC).
- Exception — Article 7 TUE et conditionnalité État de droit : permet d'avertir/sanctionner (suspension droits de vote) un État en cas de violation grave des valeurs de l'UE. Le règlement de conditionnalité budgétaire (16/12/2020) permet de suspendre des fonds en cas d'atteinte à l'État de droit. Ces mécanismes concernent l'indépendance de la justice/anticorruption, PAS le choix d'un mode de scrutin ou d'une VIe République.
- Point distinct : certaines propositions (primauté constitutionnelle sur la CJUE) posent une question de compatibilité avec les traités (primauté du droit UE, jurisprudence Costa/ENEL), à traiter dans la thématique UE plutôt qu'institutions.
4. Fact-checking
- « Le RIP permet déjà un référendum citoyen » : vrai sur le papier, mais trompeur en pratique — seuil jamais atteint depuis 2015, aucun référendum RIP n'a jamais eu lieu (le meilleur résultat, ADP en 2020, n'a atteint qu'environ 23 % du seuil, selon le Conseil constitutionnel).
- « Il suffit d'un référendum pour la VIe République » : juridiquement contestable — la voie normale (art.89) exige Sénat + 3/5e Congrès ; contournement direct reproduirait la controverse de 1962.
- « L'UE empêcherait une réforme institutionnelle » : à traiter avec prudence dans les deux sens — aucune règle UE ne s'oppose au choix institutionnel interne, mais des promesses de « primauté du droit national » posent une question distincte de compatibilité avec les traités.